Conte : Sourire de rose

«Sourire de rose» ou La sept cent soixante quatorzième nuit

 

Schéhérazade, désireuse de guérir le Roi Chariar de sa haine contre les femmes – on se souvient qu’il avait surpris sa première femme dans les bras d’un galant -, épouse celui-ci et, chaque nuit, lui conte une
histoire qui reste inachevée.
Chaque fois, le roi, qui veut absolument en connaître la fin, reporte l’exécution de la jeune femme et l’invite à poursuivre son récit.

Au fil des contes, le roi Chariar attendri, s’étonne et parfois, rit de bon cœur. Au bout des mille et une nuits, Schéhérazade apaise enfin son cœur et dénoue sa haine. Il deviendra le plus aimant et le plus tendre des époux.

sourire de rose_web

 

 

Schéhérazade termine de raconter l’histoire «d’Aladin et la lampe merveilleuse» au Roi Chariar qui, charmé par ce conte, dit à la jeune femme :

 

Ce récit est admirable et me donne à réfléchir

 

Le Roi reste un moment songeur puis, il ajoute :

 

Dépêche-toi, maintenant de me raconter une autre
histoire avant que l’aube ne se lève !

 

Alors sa jeune épouse se met à raconter :

 

Il m’est revenu, O Roi fortuné, qu’il y avait, au temps
jadis, il y a bien longtemps, un roi de Perse…